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Vos Voyages - 2009 - T5 Afrique
Un T5 Seikel en Afrique.
Nous quittons Montpellier le 19 novembre pour rejoindre Claude Madrias et son ami Denis à la frontière espagnole. Claude sera notre guide attentionné tout au long du voyage car il connaît parfaitement les pistes que nous allons parcourir.
Lui, part avec un Toyota équipé d'une tente de toit et nous avec Bill, le T5 relooké par Seikel en Allemagne (blindage, suspensions modifiées, roues et boîte de vitesse changées). Je ne vous relaterai que les moments forts du voyage et les réactions de Bill devant les épreuves qui l'attendent.
Traversée du Maroc sans problèmes. A la frontière petites tracasseries habituelles. Nous arrivons à Nouakchott au campement de la belle Olivia et nous trouvons là le petit monde des voyageurs en ébullition : trois Espagnols ont été enlevés la veille, un couple qui était juste derrière au moment des faits a entendu les coups de feu !

Pas de panique ! Le lendemain nous prenons la Route de l'Espoir, direction le MALI. Notre seule précaution sera de ne pas rouler de nuit et de dormir si possible à l'écart de la route. A mi-chemin nous ferons un détour jusqu'à Moudjéria pour découvrir la belle Passe d'Acheft et sa guelta où dorment les crocodiles. Retour sur la route dont le goudron est souvent "gâté" comme on dit en Afrique.
Frontière du Mali : nous apprenons qu'un Français a été enlevé au N.E. du Mali, le secteur de Tombouctou à Gao est pour le moment interdit.
Toujours pas de panique ! Nous allons rejoindre le Pays Dogon hors circuit touristique par de petites pistes et en remontant la rive gauche du Niger jusqu'à Markala. Puis Macina et Djenné, les villages s'égrènent et les enfants surpris nous accompagnent en criant "Toubabou,Toubabou" . C'est alors que nous apprenons que deux Italiens ont été enlevés juste avant la frontière, là où nous sommes passés trois jours auparavant. C'est de la routine !
Nous arrivons à DJENNE, la belle mosquée en banco a subi les outrages des dernières pluies et tout un côté a fondu mais déjà la reconstruction est en cours et tout sera réparé avant les prochaines pluies. Visite de la ville, une pensée émue devant la maison où résida René Caillé.

Puis c'est MOPTI : Mopti la belle, Mopti la crasseuse... C'est un festival de couleurs, de bruits et d'odeurs. Là, toutes les ethnies se rencontrent, se côtoient, commercent, gesticulent et s'affairent le long des quais où s' amarrent les lourdes pinasses en partance pour le delta intérieur du Niger, Tombouctou, Gao. Mopti nous séduit, nous étourdit mais on a hâte de retrouver le calme de la brousse.
A Sévaré ,nous sommes aux portes du Pays Dogon. Nous dormons à la Mission, là où les Denis avaient laissé leur Syncro pour revenir le chercher un an après et faire le chemin du retour avec Claude. Après Bandiagara nous allons à Songho facilement accessible ; le village est converti à l'Islam mais il n'en garde pas moins les fétiches, les interdits et la grotte sacrée où ont lieu les initiations et les circoncisions tous les trois ans. Nous admirons la togouna et distribuons force noix de cola aux vieux qui y palabrent.
Les difficultés commencent pour rejoindre Sangha : 40 km de piste très dégradée. On avance à petite vitesse ; il fait très chaud et on est soulagé d'atteindre le village surplombant la falaise de Bandiagara. Sur la place, spectacle de masques pour un groupe de touristes. C'est avec de telles "dogonneries ", comme a dit un ministre, que le pays risque de perdre son âme. Marcel Griaule a résidé ici, il est devenu une figure tutélaire pour tous les habitants, il est vrai qu'il leur a apporté leurs trois sources de richesses : l'eau grâce à des barrages, les oignons et le tourisme.
Nous amorçons la descente de la falaise, la vue est superbe; la piste fut autrefois cimentée mais les pluies ont tout arraché et les cailloux se dressent sous nos roues. Prudence ! , nous voici en bas, les villages s'étagent dans les éboulis à peine distincts des rochers. Les Dogons sont arrivés là il y a 700 ans pour fuir l'islamisation.
Ils ont su garder leurs us et traditions dans une société pas aussi idyllique que l'a dépeinte Griaule. Nous visitons les plus beaux villages en escaladant les rochers (par 38 °) sous la conduite d'un guide pour ne pas violer les interdits. Soudain la piste est coupée par des coulées de sable ; il faut escalader le cordon de dunes sur notre gauche et redescendre plus loin. Voici Bill à l'épreuve. Claude qui a dégonflé nous montre la voie avec le Toyota ; Jacques qui n'a pas eu le temps de dégonfler s'élance. Le T5 avale la longue montée sans forcer ni faiblir. Bravo Bill ! Nous roulons un moment sur le plateau d'où la vue sur la falaise dans la lumière de fin d'après-midi est splendide. Nous redescendons, mais trop tôt et il faut aussitôt remonter, cette fois la dune présente à mi-course un léger replat qui coupe l'élan. Qu'à cela ne tienne, le T5 ne renâcle pas et franchit l'obstacle. Le brevet de sable est mérité ! ......
Sur la route de Bamako, arrêt à Ségou, pour moi la plus belle ville du Mali, nostalgique de son riche passé colonial, elle s’étend avec grâce et nonchalance sur les rives du Niger.
A Bamako, repos dans le luxe et le confort chez les amis de Claude : ça nous change de la vie ascétique que nous menons depuis un mois ! Nous mettons Denis dans l'avion et repartons avec Isabelle, la sympathique compagne de Claude, direction le Burkina. Il nous faudra subir l'épreuve de 100 km de tôle ondulée, un véritable enfer dans les nuages de latérite soulevés par les innombrables camions. Bill en perdra son auvent arraché par les secousses ! Le Burkina "pays des hommes intègres". Nous roulons dans la savane arborée, les pistes sont douces ombragées de grands arbres. Nous passerons Noël près du lac Tangréla : champagne et foie gras au menu, ça change de la boîte de sardines quotidienne ! dans la nuit aubade donnée par les hippopotames.

Bobo-Dioulasso : belle ville avec ses bâtiments coloniaux traditionnels, la gare qui rêve de son ancienne splendeur, la Poste, le Tribunal et le Marché couvert ….. Nous descendrons à Gaoua pour explorer le Pays Lobi et ses surprenantes cases forteresses. Le pays est christianisé mais l’animisme reste présent ; on rend un culte aux ancêtres et on sacrifie aux esprits. Deux précautions valent mieux qu’une ! Les pistes ne présentent pas de difficultés ; ce qui est très éprouvant c’est la tôle ondulée et la latérite qui envahit tout et nous transforme en Indiens. Nous remontons plein Nord pour rentrer au Mali. Nous passerons le réveillon du 31 décembre à Bankass, au pied de la falaise de Bandiagara, lors de notre retour au Mali, à l'abri des décibels générés par la boîte de nuit locale.

Retour à Bamako ; repos, puis direction plein ouest vers la frontière ; mais avant d’autres étapes rudes nous attendent. Nous suivons le Bafing qui en rejoignant le Bakoye formera le fleuve Sénégal. Problème : avant Mahina il n’y a rien pour traverser le fleuve ! il faut emprunter le pont du chemin de fer. Nous enjambons donc un rail et laissons roues gauches sur le bas côté, roues droites sur les traverses, ça penche, ça cahote, c’est long, très long et on prie le ciel pour qu’aucun véhicule, ni train ne s’engage en sens inverse. Bon ! ça passe. Plus loin, à Bafoulabé, nous rejoignons le Sénégal que nous allons traverser sur un bac. Problème : le moteur est en panne ! Après moultes palabres nous traverserons à la force des perches et c’est un instant magique dans le silence et la paix du soir au milieu des oiseaux et des pirogues. L’autre moment fort promis par Claude : atteindre les chutes de Gouina sur le Sénégal par une piste pas très longue mais très caillouteuse, par moment on a l’impression de rouler dans le lit d’un torrent à sec ! . La vue des chutes est une belle récompense ! Elles sont à la fois puissantes et paisibles et le spectacle est pour nous seuls ! Nous prendrons le temps de visiter le Fort Médine où s’illustra Faidherbe, puis nous traverserons le Sénégal ce qui nous donnera l’occasion de revoir avec émotion des lieux, des villes si chargés de souvenirs pour nous.
On nous a fortement conseillé de ne pas reprendre la Route de l’Espoir en Mauritanie, mais de passer par le Sénégal, pour écourter la durée dans ce pays.
Retour sans problème dans la première semaine de février. 16 3OO kms au compteur. Grâce à Claude nous avons fait un voyage peu commun et superbe, qu’il en soit remercié. Le T5 n’a pas trahi nos espérances, il revient avec quelques égratignures mais c’est avec aisance qu’il a franchi les obstacles.

 
Bravo Bill ! Dany Peyrin Photos de Claude MADRIAS et Dany PEYRIN Un T5 en Afrique par C. MADRIAS Plein écran

Date de création : 26/03/2010 à 22:39
Dernière modification : 01/01/2015 à 04:05
Catégorie : Vos Voyages
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Réactions à cet article


Réaction n°1 

par REBAUDE le 29/03/2010 à 14:41

Bravo superbes photos et content qu'un T5 soita rrivé à bon port et sans même crever!!
 
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